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LOUPS-GAROUS - Légendes du Sud-Ouest de la France

Loups-Garous2

Périgord : LE LÉBÉROU

Le Lébérou (de l’occitan, la lebre : le lièvre), créature fantastique des contes et légendes du Périgord, se rapproche du Tac (Gascogne) et de la Ganipote (Gironde, Charentes, Poitou). Cet être imaginaire est resté très populaire dans la tradition des conteurs de Dordogne.

Frappé d’une malédiction du fait de ses mauvaises actions, cet être vil est condamné à ne plus pouvoir dormir dans son lit. Il doit se couvrir d’une peau de renard, lapin, loup ou lièvre et débute sa transformation à la tombée du jour en se trempant dans une fontaine. Métamorphosé, mi -homme mi -bête, il erre sur les routes, à travers les champs et rôde surtout autour des habitations humaines. Sa trajectoire le contraint à se rendre dans sept paroisses et passer à quatre pattes sous sept clochers, tant et si bien qu’au petit matin, il se retrouve exténué. Lorsqu’il est fatigué, il s’agrippe au dos d’un noctambule qui croise sa route. Il devient, dès lors, pour le malheureux badaud, impossible de s’en défaire. Si, au

lever du soleil, le parcours du lébérou n’a pas été correctement suivi et achevé, sa malédiction demeure et sa nouvelle victime devient, elle aussi, lébérou. Ce rituel sans fin a pour vocation l’expiation de ses fautes et se retrouve dans l’expression populaire occitane « Veilo, cort coma un lebero », signifiant « Il court comme un lébérou ». La légende veut que l’on reconnaisse un lébérou dans sa forme humaine à sa manière caractéristique de serrer la main, la paume tournée vers le bas. Alors que le tac est réputé mauvais, le lébérou est, lui, perçu comme une victime, même s’il a commis des fautes, et peut, sous sa forme humaine, être considéré comme une honnête personne.

Dordogne : LA BÊTE DE SARLAT

En mars 1766, une dizaine d’attaques mortelles sèment la panique dans les villages avoisinant Sarlat, dans le Périgord noir. La rumeur évoque les agissements d’une gigantesque bête sanguinaire aux allure de loup-garou. Une quinzaine de victimes – exclusivement des hommes – sont dénombrées avant qu’une battue soit organisée en juin 1766. Un loup enragé est tué, mais la population persiste à croire qu’un loup-garou a sévi dans leur contrée.

Charente : LA GANIPOTE

Cette créature de la mythologie de l’ouest de la France (notamment de la Charente, la Charente-Maritime et le nord de la Gironde), et présente aussi dans les folklores provençaux et corses, est associée au loup-garou. Elle peut prendre la forme d’animaux variés (chien, chèvre, cheval, porc, cygne...) ou celle, d’un grand loup ou d’un lycanthrope selon les récits. Cette âme en peine rôderait autour des habitations et hanterait les bois sombres et les campagnes, à la nuit tombée. La ganipote aime effrayer les passants en arrivant par l’arrière à toute allure (le bruit de son galop caractéristique lui a donné son nom) et en leur sautant brusquement sur le dos. Elle s’y agrippe et se laisse porter, épuisant sa malheureuse monture de son poids terrible. On raconte que la ganipote n’aime pas la lumière. Ainsi, pour s’en prémunir, les paysans creusaient des betteraves et y plaçaient des bougies en guise de lanternes, selon l’écrivain et conteur Didier Catineau. Demeurer chez soi la nuit restait la meilleure façon de ne pas croiser la route d’une ganipote, bien sûr.


LES LOUPS-GAROUS DEVANT LA JUSTICE : LE CAS JEAN GRENIER

commencèrent à considérer des facteurs tels que l’âge de l’accusé et son état mental. La sentence prononcée fut révolutionnaire pour l’époque : au lieu du bûcher, habituel pour de telles accusations, Grenier fut condamné à la réclusion à vie dans un monastère de Bordeaux. Cette décision marque une évolution cruciale dans la perception du crime et du châtiment, privilégiant pour la première fois la réhabilitation à la simple punition. L’affaire Grenier devint un précédent, influençant progressivement la manière dont la justice française abordait les cas de superstition et de crimes «surnaturels». Elle ouvrit la voie à une approche plus rationnelle et humaine du droit, annonçant les grandes réformes judiciaires qui allaient suivre au siècle des Lumières. Ainsi, des forêts brumeuses du Bordelais aux salles austères du Parlement de Bordeaux, l’histoire de Jean Grenier ne symbolise pas seulement la fin d’une ère de terreur superstitieuse, mais aussi l’aube d’une nouvelle ère juridique en France.

A CHAQUE RÉGION SES LÉGENDES DE LOUP GAROU

Équipe Presse - Netflix France

france-pr@netflix.com

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