Entreprise
25 mai 2023En nous implantant dans les différentes régions du monde, et singulièrement en Europe, nous souhaitons contribuer à la création locale et nous y intégrer pleinement. À travers nos productions européennes, notre implication dans la préservation du patrimoine cinématographique et le renforcement de nos capacités de tournage, nous poursuivons notre politique volontariste de soutien aux créateurs et aux producteurs.
Des contenus locaux à vocation internationale
Nous avons toujours eu à cœur d’investir dans des productions locales, dans l’ensemble des pays où nous sommes implantés. Cette multiplicité de productions amène une diversité de programmes disponibles dans le monde entier. Ces productions sont avant tout créées pour satisfaire un public local mais il arrive qu’elles rencontrent un succès dans le monde entier (ex : Lupin, Élite, Young Royals…). Regarder des films et des séries provenant d'autres pays peut susciter chez le spectateur un intérêt pour des cultures étrangères. Des études récentes révèlent qu’on a d’autant plus envie de découvrir la langue, la culture, la gastronomie, les lieux emblématiques d’un pays lorsque l’on regarde les films ou les séries qui y sont produits. Depuis le succès d’Emily in Paris, des circuits sont organisés pour les fans dans la capitale française et la fréquentation à Épernay, Saint-Tropez ou Saint-Jean-Cap-Ferrat a doublé ou triplé. Trois semaines après la diffusion de la deuxième saison, les retombées financières étaient estimées à plus de 90 millions d’euros.
Les productions locales permettent également à nos membres de se sentir mieux représentés à travers des intrigues et des personnages dans lesquels ils se reconnaissent. Comme l’explique Madeleine de Cock Burning, vice-présidente des relations institutionnelles Europe chez Netflix, « Nous cherchons à favoriser l’inclusion et la diversité et à faire en sorte que le public français, dont certains peuvent parfois se sentir exclus des productions audiovisuelles traditionnelles, ait le sentiment d’être mieux représenté dans des programmes locaux. » Notre volonté de produire des œuvres européennes s’appuie enfin sur des échanges et des synergies entre territoires. Diego Avalos, vice-président en charge de la création pour l’Espagne, le Portugal et les Pays nordiques chez Netflix, souligne que « les bonnes histoires peuvent venir de partout. » Et d’illustrer son propos : « L’émission de téléréalité L’amour cash est née en Espagne, et lorsque l’équipe polonaise l’a découverte, elle a souhaité l’adapter pour le public polonais où elle a rencontré un immense succès ». Il cite encore l’exemple d’un projet de thriller qui ne correspondait pas aux attentes du public espagnol, mais qui a séduit ses collègues français. « Il s’agit de donner vie à des histoires qui peuvent naître n’importe où et de les adapter pour un ou plusieurs territoires. » La présence de Netflix aux quatre coins de l’Europe favorise aussi les synergies entre pays : « Quand la cinquième saison de La Casa de Papel a été tournée au Danemark, nous avons collaboré avec les équipes danoises », reprend Diego Avalos. « Et nous étions récemment à Paris pour tourner le spinoff de La Casa de Papel : Berlín où les équipes françaises nous ont apporté une aide précieuse. »
Un soutien renforcé aux créateurs et au patrimoine
Notre présence en Europe s’accompagne d’un soutien sans faille à la création locale à laquelle nous offrons une visibilité inédite. C’est ainsi que le film À l’Ouest rien de nouveau d’Edward Berger, toute première adaptation du roman d’Erich Maria Remarque en langue allemande, a non seulement rencontré son public sur Netflix, mais a décroché l’Oscar du meilleur film étranger et sept BAFTA Awards. Une performance exceptionnelle pour une œuvre allemande. En France, nous soutenons des cinéastes reconnus, comme Romain Gavras avec Athena, et des talents émergents qui contribuent, entre autres, à redynamiser le film d’action à la française : avec Balle perdue, Guillaume Pierret a ainsi signé son premier long métrage et s’est classé en tête des films non anglophones les plus visionnés. La suite, diffusée en novembre dernier, a connu un succès dans le sillage du premier et un troisième opus est déjà prévu. Sara May, directrice des acquisitions de films pour la France chez Netflix, remarque : « Nous sommes en passe de créer une franchise française de film d’action, un phénomène qui ne s’était pas produit depuis quinze ans et la saga Taxi. » En Espagne, nous avons produit près d’une centaine de titres, comme les séries Elite et Casa de Papel ou les films Froid mortel et À travers ma fenêtre, qui se sont tous classés dans le Top 10 des programmes non anglophones les plus regardés sur Netflix. Diego Avalos précise : « Il ne faut pas oublier le formidable savoir-faire des scénaristes, artisans et techniciens espagnols qui attirent des productions d’autres pays, comme The Crown. » Outre notre soutien en faveur des créateurs actuels, nous n’oublions pas que le cinéma d’hier doit être préservé, comme en témoigne notre engagement aux côtés de la Cinémathèque française. Après avoir accompagné la restauration du Napoléon d’Abel Gance en 2019, nous sommes devenus Grand Mécène de l’institution cette année en nous associant plus étroitement à sa programmation, à ses avant-premières, son festival Toute la Mémoire du Monde, et à ses expositions, comme celle consacrée à Agnès Varda qui débutera à l’automne prochain.
Des infrastructures d’une ampleur inédite
Pour faciliter la mise en chantier de nos productions et offrir aux producteurs et créateurs des conditions optimales de tournage et de postproduction, nous avons tout récemment doublé les capacités de notre pôle de production à Tres Cantos, au nord de Madrid, ouvert en 2019, où plusieurs séries, longs métrages, films d’animation et documentaires ont déjà été produits. Plus vaste complexe de studios en Europe, Tres Cantos comprend désormais 10 plateaux de tournage répartis sur 22 000 m2. « Nous avons souhaité offrir des conditions de travail idéales pour les talents, les acteurs, les scénaristes, les réalisateurs, les responsables de postproduction, les techniciens etc. en mettant à leur disposition tout ce dont ils peuvent avoir besoin, à quelque stade du processus de fabrication, en un seul lieu », confirme Diego Avalos. Sans oublier une unité de postproduction équipée des technologies de pointe, permettant même de travailler à distance. Si des équipes de l’Europe entière se pressent à Tres Cantos pour y tourner leurs productions, l’impact économique est tout aussi remarquable. « Nous avons créé 10 000 emplois et fourni 96 000 journées de travail aux figurants », conclut Diego Avalos.
