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10 avril 2022La genèse et l’écriture du projet Dans une version antérieure du scénario, le train avait percuté – sans s’arrêter – l’homme mystérieux sur lequel enquêtent François et Ousmane. Mais par souci de crédibilité, la scène a été réécrite : désormais, la malheureuse victime a été fauchée entre deux rames, sans que le conducteur ne s’en aperçoive.
Le commissaire Pierre Le Coz, qui a travaillé à la Brigade Antigang, a servi de consultant à l’écriture du scénario pour valider, entre autres choses, la réalité des procédures policières.
Le scénariste Stéphane Kazandjian souhaitait rendre hommage à plusieurs classiques du cinéma américain des années 80-90, comme L’arme fatale, Bad Boys, 48 heures, mais aussi aux buddy-movies de Francis Veber.
L’invasion du Capitole, en janvier 2021, a eu lieu pendant le tournage et Louis Leterrier a souhaité y faire allusion dans l’une des séquences les plus spectaculaires du film.
Pour la séquence finale, le réalisateur souhaitait que le film s’oriente vers la comédie horrifique, avec une touche politique, en utilisant d’abord les codes du genre de film de zombies, puis en les détournant.
Après le Paris de Lupin, dont il a réalisé plusieurs épisodes, Louis Leterrier souhaitait donner une autre vision de la France en filmant une Savoie méconnue, avec des friches industrielles à l’abandon et une vallée grise et fantomatique.
Passionné d’architecture, le réalisateur a souhaité mettre en valeur le brutalisme, aux lignes épurées, du campus de Grenoble.
Laurent Lafitte possède un diplôme de combat de la Royal Academy de Londres et a lui-même livré le combat contre ses assaillants, sans doublure cascade.
Le chef-opérateur Thomas Hardmeier souhaitait privilégier des couleurs volontairement très contrastées reflétant l’évolution du récit.
Les références visuelles du réalisateur et de son directeur de la photo étaient surtout américaines, de Joker à Bad Boys.
Les couleurs n’étaient jamais plaquées à l’image, mais se trouvaient à l’intérieur des décors, comme en témoignent les scènes de la boîte de nuit.
Pour la musique, Louis Leterrier s’est inspiré de BO iconiques comme celles de 48 heures ou L’arme fatale et d’autres films-cultes des années 80 dont on aime siffloter.
Pour la bande-originale, Louis Leterrier a travaillé avec Manu Katché qui a su composer une partition groovy et funky.
Les acteurs
La plupart des scènes de combat et de MMA ont été tournées par Omar Sy lui-même, sans recours à une doublure cascade.
C’est en voyant Dimitri Storoge dans la série Validé que les producteurs ont eu l’idée de lui confier le rôle de Brunner, le méchant du film.
Laurent Lafitte avait déjà travaillé avec le scénariste Stéphane Kazandjian sur Moi, Michel G, milliardaire, maître du monde et se sentait très à l’aise pour faire des suggestions pour les dialogues.
Izïa Higelin retrouve Omar Sy, huit ans après Samba.
Pour Izïa Higelin, la véritable prouesse a été de se retrouver au volant alors qu’elle n’a pas le permis de conduire !
Très sportive, Izïa Higelin pratique même la boxe. Autant dire qu’elle a été un peu déçue de ne pas exécuter elle-même toutes ses cascades.
Les décors
La somptueuse maison de Brunner est une authentique villa qui appartient à un particulier, près de Méribel.
Le bâtiment sur pilotis qui abrite un foyer pour migrants est une ancienne cimenterie désaffectée de la région d’Albertville.
Les scènes de combat dans la discothèque ont été tournées au Metropolis, une boîte de nuit de Rungis.
Cascades et combats
Pour les cascades, Louis Leterrier travaille avec la dynastie Julienne depuis Transporteur.
Avant de collaborer avec David Julienne, régleur des cascades voitures, Louis Leterrier avait travaillé avec son père et son grand-père.
Louis Leterrier a utilisé la même voiture que dans Bad Boys, comme un clin d’œil au film de Michael Bay.
Pour certains plans de course-poursuite en Hummer, la production a utilisé le Scorpio Arm, véhicule équipé d’un bras articulé, qui permet de tourner des plans saisissants au ras du sol ou au plus près des acteurs.
Pour donner encore plus de mouvement aux scènes de course-poursuite, Louis Leterrier a non seulement eu recours à des vérins hydrauliques mais à de gigantesques coussins d’air qui, installés sous la voiture, provoquaient des secousses et donnaient l’illusion que le véhicule dévalait la montagne.
Drones et murs LED
Le pilote du drone est champion du monde de drone de vitesse.
Les plans du karting et de la poursuite à l’intérieur du supermarché ont été tournés au drone.
Louis Leterrier tenait à recourir à la technologie des “volumes LED” pour tenter des figures de scènes d’action inédites et apporter du confort aux comédiens pour la comédie.
Loin du périph est ainsi le premier film français qui utilise les murs LED à une telle échelle après la série The Mandalorian. Les panneaux LED, de 50x50 cm chacun, couvraient une superficie totale de 150 m2.
Les images projetées sur les panneaux LED ont été filmées à l’objectif fisheye à 240°. Les images ainsi obtenues, qui subissent un fort effet de distorsion, ont ensuite été « remises à plat » par les informaticiens pour être exploitables.
Le logiciel de jeu vidéo Unreal Engine a été utilisé pour retravailler les images des murs LED. Mais comme l’image était trop compressée par le logiciel, la production est passée à la norme 8K, au lieu de la 4K habituelle.
Equipe RP France
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