Entreprise
23 novembre 2022Bien qu’ils soient méconnus du grand public, la réputation des techniciens et artisans français du cinéma et de la télévision n’est plus à démontrer. Netflix France l’a très vite compris et a eu à cœur de faire appel à l’expertise de ces métiers de l’ombre pour ses productions locales. Car c’est l’excellence de ces hommes et de ces femmes – régisseurs, costumiers, machinistes, maquilleurs, décorateurs, etc. – qui assure le succès des films et séries de l’hexagone. Au même titre que d’autres opérateurs français, Netflix contribue à faire connaître les savoir-faire français en diffusant les productions locales dans le monde entier.
Pour notre dernier numéro de l’année, nous avons décidé de les mettre en lumière en nous laissant guider par Yorick Kalbache, directeur des productions chez Netflix France.
Des productions françaises en plein essor
Après avoir passé une trentaine d’années sur les plateaux de cinéma et de télévision comme régisseur général, puis comme directeur de production et producteur exécutif, Yorick Kalbache nous a rejoints en 2018 pour superviser nos productions de films et de séries français, de Braqueurs et La Révolution à Oxygène et Family Business, qui ont pris de plus en plus d’ampleur ces dernières années. Autant dire qu’il a côtoyé de près l’ensemble des techniciens, artisans, collaborateurs de création et de production qui composent la mosaïque des métiers du cinéma et de l’audiovisuel : selon lui, en dehors des acteurs et du réalisateur, ils sont tous méconnus, voire totalement ignorés, du grand public. C’est en partie lié à l’organisation des productions avec, à leur tête, le metteur en scène qui engage son équipe artistique (décors, costumes, caméra, maquillage, coiffure) et le producteur, représenté par un directeur de production ou un producteur exécutif, présent sur le plateau et directement opérationnel. « Le directeur de production, davantage axé sur les questions de gestion, comptabilité et droit, amène avec lui toute une équipe d’assistants, de coordinateurs, d’administrateurs de production, sans oublier la régie », précise Yorick Kalbache. « Ils sont encore plus dans l’ombre que les autres ». Chez Netflix, les échanges entre ces deux pôles sont largement encouragés, si bien qu’un directeur de production peut tout à fait recommander un chef costumier ou décorateur au réalisateur si son collaborateur habituel est indisponible.
L’excellence française
Si l’industrie française du cinéma et de l’audiovisuel est aussi riche et foisonnante, c’est notamment parce qu’elle s’appuie sur le savoir-faire et les compétences spécifiques de nos techniciens et artisans. Formés dans des écoles d’excellence, comme la FEMIS ou Louis-Lumière pour les métiers du son et de l’image nécessitant des connaissances scientifiques et mathématiques, d’autres sont issus de filières artistiques. C’est le cas des costumiers qui, souvent, viennent de la mode avant de s’orienter vers le cinéma. D’autres encore, très pointus, exercent leur métier par transmission familiale, comme les armuriers Maratier ou les cascadeurs Julienne. Mais comme l’indique Yorick Kalbache, c’est aussi grâce à l’imprégnation culturelle propre à la France que nos chefs de poste et artisans sont aussi réputés. Ce qui explique que Netflix ait tout intérêt à travailler avec ces talents. « Nos directeurs photo, par exemple, sont nourris par la peinture et nous avons su préserver un patrimoine culturel qui dépasse la seule dimension technique », précise-t-il. « Nous avons une longue tradition de peintres en lettres ou de staffeurs sculpteurs que nous avons failli perdre lorsque beaucoup de productions se délocalisent en Europe de l’Est ». Heureusement, la profession a opéré une prise de conscience salutaire, faisant en sorte de relocaliser les tournages dans l’hexagone et de former les artisans. Netflix s’inscrit parfaitement dans cette dynamique en cherchant, autant que possible, à tourner ses productions locales en France. Autre atout français : la flexibilité. Car contrairement à leurs homologues d'autres pays hyper-spécialisés, les techniciens français sont plus polyvalents. « Aux États-Unis, les équipes comptent au moins 200 personnes, contre 60 à 70 en France », reprend Yorick Kalbache. « Là-bas, personne ne touche au métier de l’autre alors que chez nous, un électro ne proteste pas parce qu’il aide un machino à porter du matériel ! »
Ambition et exigence
Netflix, avec son degré d’exigence et les moyens qu’elle a déployés pour atteindre ses ambitions, a largement puisé dans le vivier d’artisans et de techniciens français. C’est ainsi que les cinéastes comme Jean-Pierre Jeunet (Bigbug) ou Alexandre Aja (Oxygène) ont trouvé chez nous un véritable espace de liberté et pu engager les équipes qu’ils souhaitaient. Pour autant, nous ne produisons jamais directement les films et les séries qui enrichissent notre offre, mais nous nous associons à des talents locaux : les projets, que nous finançons, sont toujours portés par un producteur extérieur qui en conserve la maîtrise et réunit ses propres équipes. Yorick Kalbache intervient : « On cherche seulement à promouvoir les valeurs d’inclusion, de diversité et de parité pour faire bouger les lignes. Par exemple, nous sommes ravis que Mélanie Laurent réalise un aussi gros film d’action que La Grande Odalisque, avec plusieurs rôles féminins importants, ce qui est assez rare ».
Fidèles à ces valeurs, nous initions d’autres dispositifs comme Grow Creative, piloté par Lorraine Sullivan, qui finance la formation de personnes issues de la diversité et nous accompagnons des écoles comme La Cinéfabrique ou 1000 Visages qui s’adressent à des jeunes défavorisés sans accès familial aux métiers de l’audiovisuel. Un pari gagnant-gagnant puisque, outre sa formidable dimension émancipatrice, il permet d’accélérer la formation de techniciens dont le besoin se fait cruellement sentir. « On commence à manquer de gens bien formés vu la multiplication des tournages », souligne Yorick Kalbache. « On amène des jeunes à des métiers qu’ils n’avaient jamais envisagés, mais aussi des assistants à des postes plus qualifiés, d’Athena à Lupin ou Drôle, et on encourage une plus grande présence des femmes dans des professions où elles sont sous-représentées comme les ingénieurs du son, des 7 vies de Léa à Furies ». La vraie chance de Netflix en la matière, c’est qu’en disposant d’un réseau mondial, nous pouvons nous appuyer sur les progrès accomplis par d’autres territoires et faire découvrir le savoir-faire français à l’international. Avec toujours, en ligne de mire, les productions de demain.
Equipe RP France
French PR Team
france-pr@netflix.com
