Divertissement
17 septembre 20232023 ou l’année Varda ! Pour accompagner les nombreux événements qui rendent hommage à la cinéaste – parmi lesquels l’exposition à la Cinémathèque et le lancement de la plateforme pédagogique autour des Glaneurs et la Glaneuse –, nous avons choisi de créer une collection de six titres emblématiques de son cinéma. Six films, dans des registres différents, qui permettront aux plus jeunes spectateurs de se familiariser avec une œuvre foisonnante et qui stimuleront leur curiosité pour en découvrir davantage. Six films, dans des registres différents, qui permettront aux plus jeunes spectateurs de se familiariser avec une œuvre foisonnante et qui stimuleront leur curiosité pour en découvrir davantage. Mais surtout six films-phares d’une formidable diversité qui témoignent de l’éclectisme de la cinéaste capable de passer du cinéma-vérité au drame romanesque, du naturalisme à la fantaisie, du documentaire engagé à l’autofiction poétique.
Deuxième long métrage d’Agnès Varda, Cléo de 5 à 7 (1962) est une formidable porte d’entrée dans l’œuvre de la réalisatrice. Avec ce « documentaire subjectif », comme elle le qualifiait elle-même, la cinéaste parvient à rendre palpable l’angoisse de la protagoniste, condamnée par la maladie, en filmant ses errances parisiennes en temps réel.
Rare incursion de la réalisatrice dans le drame conjugal, Le Bonheur (1965), au titre puissamment ironique, cueille le spectateur par sa force émotionnelle et sa beauté formelle, mais aussi sa mise en cause des convenances sociales, trois ans avant mai 68.
Prolongement de Cléo de 5 à 7, Sans toit ni loi (1985) est sans doute l’une des œuvres les plus abouties de la cinéaste. À mi-chemin entre la fiction et le documentaire ethnologique, cette errance magnifique, justement récompensée par le Lion d’or au festival de Venise, a aussi constitué un tournant dans la carrière de la toute jeune Sandrine Bonnaire.
Dix ans plus tard, Les Cent et une nuits, réalisé à l’occasion du centenaire du cinéma, révèle une autre facette du talent d’Agnès Varda : véritable fantaisie, teintée de nostalgie, ce collage qui fonctionne par associations libres est d’une élégance folle.
S’emparant des nouvelles caméras numériques, Varda signe Les Glaneurs et la glaneuse en 2000, documentaire inventif qui rend astucieusement hommage aux recycleurs et aux amateurs de récup’ en tout genre.
Et en 2008, Les Plages d’Agnès, merveilleux autoportrait de l’artiste, traverse toute une vie en s’attachant à cet espace magique qu’est la plage et qui, chez Agnès Varda, est indissociablement lié au couple qu’elle forma avec Jacques Demy. Une manière magistrale de boucler ce tour d’horizon en six étapes à retrouver dès à présent sur Netflix !
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