Divertissement
10 novembre 2022Zarifa Ghafari est afghane. Elle avait trois ans quand les talibans ont interdit aux filles d’aller à l’école, six lorsque les frappes aériennes américaines ont débuté. À vingt-six ans, elle est devenue la première maire de la province de Wardak, l’une des plus conservatrices d’Afghanistan.
Les extrémistes ont barré l’accès à son bureau, ont tenté de la tuer trois fois. Malgré cela, Zarifa a tenu bon. Elle a lutté contre la corruption, œuvré pour la paix et tenté d’éduquer les femmes. Mais à l’arrivée des talibans à Kaboul en 2021, et après l’assassinat de son père, elle a dû fuir en Europe. Elle continue pourtant d’aider celles qui vivent sous le règne des talibans. Son témoignage offre un éclairage sans précédent sur les deux dernières décennies en Afghanistan, à travers le regard d’une citoyenne, femme et maire. Il incarne la résistance des Afghanes face à l’obscurantisme.
Prix international de la femme de courage en 2020, Prix Nord-Sud 2021 (Conseil de l’Europe), nommée au Prix Sakharov de l’Union européenne, elle incarne la résistance des Afghanes face à l’obscurantisme. Un récit inoubliable, qui rappelle que la bravoure est un nom féminin.
Dans le film documentaireIn Her Hands : un destin afghan, filmé pendant deux années turbulentes, on suit Zarifa Ghafari lutter pour sa survie tandis que son pays s’effondre de façon accélérée. Alors que les forces occidentales annoncent leur retraite et que les talibans commencent à reprendre le pouvoir, Zarifa et les femmes de tout le pays sont confrontées à une nouvelle réalité. Face à ces changements majeurs, Zarifa doit prendre la décision la plus difficile de sa vie. Il est réalisé par Tamana Ayazi (son film Learning to Skateboard in a Warzone (If You’re a Girl) a été élu meilleur court-métrage en 2020 par la British Academy Film Award) et Marcel Mettelsiefen (nommé aux Oscars pour Watani : My Homeland).
Qu’espérez-vous que les spectateurs retiennent de votre film ? Tamana Ayazi (co-réalisatrice) : Beaucoup. J’espère qu’ils en apprendront davantage sur l'Afghanistan, car ce qu’ils croient savoir de ce pays souvent se résument à une série de gros titres qui ne font qu’effleurer la réalité. Corruption, toxicomanie… il y a tellement plus que cela. Je veux que notre public international en apprenne davantage sur l'Afghanistan et que la communauté internationale se rende compte que ses décisions ont changé tant de vies en Afghanistan. Il ne s'agit pas d'une histoire iséole, mais d'une multitude d'histoires et de voix. Je pense qu’il est vraiment important pour les gens de comprendre ce que nous avons vécu et ce que nous vivons encore. Marcel Mettelsiefen (co-réalisateur) : Je pense que ce qui s’est passé, et ce qui se passe encore aujourd’hui, est véritablement tragique et dépasse l’entendement. L'Afghanistan souffre de l'une des crises humanitaires les plus terribles qui soit. Le pays est sur la liste des nations soumises aux sanctions internationales mais les seuls qui les subissent sont les populations civiles. Je pense que Zarifa nous permet de ne jamais l’oublier. En ramenant la situation à un niveau humain et émotionnel, où toutes les entités, même les talibans, font partie de l’histoire, nous espérons rendre la situation un peu plus compréhensible pour le grand public. C'est d’autant plus important que le public n'a vu pratiquement aucune histoire sortir de ce pays depuis la chute de Kaboul.
À découvrir dès le 16 novembre sur Netflix.
Equipe RP France
French PR Team
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