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Des tournages plus verts

Des tournages plus verts

Netflix a l'objectif ambitieux – mais clair – d'atteindre la neutralité carbone d'ici fin 2022. Au cœur de la stratégie : la limitation drastique des émissions de CO2, à commencer par celles émanant des tournages. Comment ? Notre mode d'emploi.

Un partenariat vertueux Soucieux de réduire durablement son empreinte écologique, Netflix évalue chaque année son bilan carbone : en 2021, les études indiquent que près de 60% de nos émissions de CO2 proviennent des tournages. Nous avons donc sollicité l’agence Secoya qui pilote la démarche éco-responsable des sociétés de production. L’agence a été créée par deux anciens régisseurs, conscients de la gabegie qu’un tournage peut occasionner. Ils se sont associés à des juristes et à des ingénieurs pour compléter leur champ d’expertise et préconisent des recommandations concrètes et efficaces. 

La démarche éco-responsable commence par la réduction des déchets qui s’appuie notamment sur la suppression des bouteilles et des verres en plastique et la mise à disposition de gourdes et de fontaines à eau. « C’est non seulement bon pour la planète, mais c’est aussi de l’écologie visible qui présente l’avantage de sensibiliser les équipes aux thématiques environnementales », précise Henri Deneubourg, Responsable des Productions au sein de Netflix France. Pour aller plus loin, nous suggérons désormais aux régies de privilégier les achats de denrées alimentaires en vrac et d’instaurer un repas par semaine sans viande. « Un repas carné, c’est six kilos de CO2, alors qu’un repas végan n’en génère qu’un seul », ajoute Joshua Gallo, coordinateur pour les productions internationales au sein de Netflix France. 

L’implication des équipes Il s’agit aussi d’impliquer directement les équipes en les encourageant à utiliser les transports en commun et le vélo pour leurs besoins de mobilité. Le recours aux véhicules électriques peut se révéler judicieux, mais pas en toutes circonstances. « En montagne et en plein hiver, par exemple, les batteries se déchargent très vite et ont donc un vrai coût écologique », note Henri Deneubourg. « Dans ce cas-là, il est préférable d’utiliser un véhicule à moteur thermique ». Mais rien ne vaut un tournage à 100% en studio qui offre une combinaison optimale en matière d’empreinte carbone : on évite d’abord de faire appel aux camions, très gourmands en diesel – le carburant le plus polluant –, mais on gagne en temps de préparation et jusqu’à deux heures de temps de tournage par jour. « C’est donc un quart de temps de tournage en moins et, mathématiquement, un quart de déchets et d’émissions carbone en moins », estime Henri Deneubourg. « Pour autant, la fabrication d’un décor en studio génère des coûts financiers et des coûts environnementaux puisqu’on utilise des matériaux comme le bois, l’acier, le polystyrène etc. ».

Le recyclage en action C’est précisément pour économiser la consommation de matières premières, dont l’impact écologique est significatif, que nous favorisons le réemploi des décors et des costumes. Par exemple, nous travaillons avec la Ressourcerie du Cinéma qui pratique le recyclage de décors. Pendant longtemps, les chefs-décorateurs étaient réticents à l’idée que leurs créations soient réutilisées. Mais les mentalités ont évolué et aujourd’hui, les producteurs font beaucoup plus volontiers don de leurs décors à la Ressourcerie. De même, lorsque c’est possible, nous préférons louer les costumes que de les acheter, puis nous les cédons à des sociétés de location spécialisées, alimentant ainsi un recyclage vertueux. D’ailleurs, nous misons désormais sur la mutualisation entre nos productions : « Dès qu’une production se termine, on s’intéresse aux projets en prépa et on fait en sorte de leur acheminer des décors, du matériel de régie, des costumes qui ont déjà servi », indique Henri Deneubourg. Une manière d’optimiser le nombre important de tournages.

Sobriété et innovation La réduction de l’empreinte carbone passe aussi par une utilisation plus raisonnée de l’énergie. Si le raccordement au réseau électrique est favorisé pour limiter au maximum le recours aux groupes électrogènes à diesel, l’usage des projecteurs LED, beaucoup moins énergivores, se développe : « Depuis vingt-cinq ans, l’utilisation des groupes électrogènes a diminué au profit des batteries portatives », poursuit Henri Deneubourg. « Les projecteurs LED sont moins gourmands en électricité et ont l’avantage d’éclairer les comédiens de manière très douce ». Reste par ailleurs la question de l’hydrogène, réputée comme l’énergie décarbonée par excellence. Un tournage a récemment bénéficié d’innovations technologiques particulièrement prometteuses qui aboutiront, à terme, à des solutions concrètes et efficientes.

Avenir prometteur Certes, il reste de nombreuses étapes à franchir. Mais l’industrie n’est qu’au début d’un long cheminement qui mobilise l’ensemble des acteurs de la filière. De plus en plus, les producteurs cherchent à évaluer leur empreinte carbone en amont afin d’avoir une visibilité plus fine et d’adapter leurs réponses sur le terrain. De même, le CNC envisage de conditionner ses aides aux efforts consentis par les opérateurs pour réduire leurs émissions de CO2. Un chantier essentiel et stimulant pour les années à venir.

Equipe RP France

French PR Team

france-pr@netflix.com